marionnette
yeux
la compagnie spectacles expositions et animations nos partenaires
nous contacter
Les contes de Hans Christian ANDERSEN, si profondément empreints d'humanité, sont mondialement connus. Selon la conception romantique du destin, chaque histoire déplore l'incapacité à jouir pleinement du moment de bonheur qui nous est offert et qui peut être ne reviendra jamais plus. Chaque conte maudit en secret cette prédestination au malheur, à la mort qui est en nous.

Mais Andersen n'oublie jamais qu'il s'adresse aux enfants ; la fraîcheur de son expression, la tendresse qui l'attache à ses personnages, même les plus antipathiques, la satyre et l'humour qu'il sait utiliser pour éviter de sombrer dans le drame, sont là pour atténuer la gravité du propos.

Le Rossignol et l'Empereur n'échappe pas à la règle. Des courtisans, peu enclins à supporter les improvisations musicales d'un rossignol, décident de bannir du royaume ce chanteur spontané qu'ils remplacent par un oiseau mécanique. Le titre de«Chanteur en chef de première classe de la chambre de l'empereur lui est attribué».Un soir, alors que l'empereur est à l'agonie, le mécanisme s'enraye et les rouages, usés par la répétition inlassable de la même valse, s'arrêtent. Averti, le vrai rossignol, choisit de revenir auprès de l'empereur et par son chant, lui apporte espoir et consolation.
Au rythme de ses improvisations mélodiques, les brumes du délire dans lesquelles se noyait le souverain, se dissipent, le sang recommence à circuler dans ses membres affaiblis. La mort elle-même, prête à emporter l'empereur, est charmée. Elle écoute et dit avant de disparaître "continue petit rossignol, continue".


>> voir les conditions techniques